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Le design addictif sous le feu des critiques : du DSA aux règlements de milliards aux États-Unis

Le 10 juillet, la Commission européenne a constaté à titre préliminaire qu’Instagram et Facebook enfreignaient le DSA : défilement infini, lecture automatique, notifications push et recommandations personnalisées retiennent trop longtemps les utilisateurs — surtout les mineurs — sans protection suffisante. Meta peut encore réagir ; si l’infraction est confirmée, une amende pouvant atteindre 6 % du chiffre d’affaires annuel mondial la menace.

Aux États-Unis, TikTok a conclu le 22 août un accord de 400 millions de dollars (environ 342 millions d’euros) avec le ministère de la Justice. Pendant des années, la plateforme a laissé des enfants de moins de 13 ans créer des comptes sans le consentement parental, a collecté des données via le « Kids Mode » sans autorisation et a ignoré les demandes de suppression des parents — une violation de la loi COPPA sur la vie privée des enfants.

Et le 26 août, en pleine procédure lancée par 29 États américains, Meta a conclu un accord pouvant aller jusqu’à 17 milliards de dollars. L’accusation : avoir conçu Instagram et Facebook de manière délibérément addictive pour les jeunes et avoir dissimulé les risques. Meta a également promis des adaptations, mais seulement si ses concurrents TikTok et YouTube prennent des mesures similaires. L’affaire n’est pas close pour autant : de nombreux procès attendent encore Meta aux États-Unis.

Trois dossiers, un même fil rouge : le « design addictif » figure aussi bien à Bruxelles qu’à Washington en tête de l’agenda.

Thérèse van Bellinghen
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Thérèse van Bellinghen
PR & Communications